Nissan prévoit une perte nette de 5,4 milliards d’euros en 2020-2021

Véhicule exposé dans un showroom de Nissan, au siège, à Yokohama (Japon), le 28 juillet 2020.

En grande difficulté en raison de la pandémie, le constructeur automobile japonais Nissan a annoncé, mardi 28 juillet, prévoir une perte nette de 670 milliards de yens sur son exercice 2020-2021, soit 5,4 milliards d’euros, similaire à celle subie en 2019-2020.

Au premier trimestre de son nouvel exercice (avril-juin), le groupe a accusé une perte nette de 285,6 milliards de yens (2,3 milliards d’euros), contre un petit profit de 6,4 milliards de yens un an plus tôt (51,8 millions d’euros).

Ses ventes trimestrielles ont chuté de 50,5 % sur un an, à 1174,2 milliards de yens (9,5 milliards d’euros), et le groupe s’attend à ce qu’elles reculent de 21 % sur l’ensemble de l’exercice, à 7 800 milliards de yens (63,2 milliards d’euros). Elles ont été affectées « significativement » par la pandémie du Covid-19, qui a forcé Nissan à suspendre sa production dans ses usines du monde entier ces derniers mois, a rappelé le groupe dans un communiqué. Ses usines ont désormais redémarré, mais « font face à une utilisation réduite de leurs capacités » en raison de la crise, a-t-il ajouté.

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Réduction de 20 % des capacités de production d’ici à 2024

En volume, ses ventes sur le trimestre écoulé ont chuté de 47,7 % à 643 000 véhicules. Elles ont reculé de 33,7 % au Japon et de 49,5 % aux Etats-Unis.

En Chine, où Nissan publie ses résultats avec un trimestre de retard, les ventes en volume du groupe ont sombré de 39,9 % en janvier-mars, quand le pays était touché de plein fouet par le Covid-19. Nissan anticipe un rebond de 4 % sur un an de ses ventes en volume en Chine sur la période avril-juin.

Par souci d’économie, Nissan a précisé, mardi, renoncer à verser des dividendes au titre de 2020-2021.

Pour tenter de remonter la pente, l’allié du français Renault et du japonais Mitsubishi Motors a encore intensifié fin mai son plan de restructuration, prévoyant désormais de réduire d’environ 20 % ses capacités mondiales de production d’ici à 2024.

Il a notamment décidé de fermer ses sites de Barcelone, en Espagne, et de porter ses principaux efforts sur le Japon, la Chine et l’Amérique du Nord, tout en s’appuyant ailleurs sur ses partenaires. Les trois membres de l’alliance ont tous abandonné la course aux volumes et entamé de sévères cures d’austérité pour renouer avec la rentabilité dès que possible.

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Le Monde avec AFP

Source : Le Monde.fr

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